Ma rencontre avec Albert Camus a eu lieu au lycée, j'avais 16 ans. Nous nous sommes rencontrés par l'intermédiaire de sa nouvelle « Noces à Tipasa ». Depuis Albert Camus à façonné ma pensée, ma logique. Dans Noces j'ai appris par exister. A l'opposé du Cogito ergo sum (je pense donc je suis) de Descarte j'ai appris à exister par sens, tel le vent qui apprend au héro de Noces qu'il est vivant; chaque sensations de mon corp confirme une certitude : j'existe.
J'existe et pourtant je vais mourir! A quoi bon vivre puisque la vie nous ammène jour après jour vers la mort? Là est l'absurde de notre condition. Absurde comme comme l'histoire de « L'étranger » qui tua un homme sur un coup de soleil.
La solution de ce paradoxeserait la révolte. Se révolter contre l'absurde, comme Bernard Rieux se révolte contre « La peste ». Rieux est ses amis s'organisent, ils luttent et finissent même par gagner ... en attendant la prochaine épidémie.
La vie serait donc une suite sans fin de révoltes en attendant la mort, l'absurde. Mais alors le bonheur serait impossible? Pourtant si le bonheur est possible. Camus l'écrit dans « Le mythe de Sysiphe ». Sysiphe représente l'absolu de l'absurde puisqu'il est condamné par les Dieux et pour l'éternité à pousser un rocher . Et bien ce héro, Camus nous demande de le voir heureux.
L'influence de Camus est énorme sur moi. Certe ce n'est pas lui qui m'a insuflé le marxisme, cela est venu bien après, mais Camus éclaire ma vie grâce à la lanterne de sa révolte : la vie consiste à lutter, à se révolter jusqu'à la mort, et malgrès cette funeste perspective, à être heureux.
Une petite chanson pour finir, "Les étoiles filantes" des Cowboys Fringants.
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